L’histoire de Coach Jessyka

COACH JESSYKA

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Je suis plutôt du genre à parler de certains sujets globaux et à donner mon opinion publiquement seulement lorsqu’elle est positive. Je n’étais pas du genre à révéler des choses profondes sur moi-même. Jusqu’à aujourd’hui. J’ai décidé d’être généreuse, pour vrai. Laisser de côté ce que les autres vont penser de moi parce que j’ai réalisé que je me met moi-même mes propres limites. Je suis tannée, j’ai le goût d’arrêter d’être timide et de sortir de ma coquille.

Je veux vous confier mon histoire par rapport à l’alimentation pour vous faire comprendre d’où je viens et pourquoi j’ai le goût de m’investir à promouvoir un mode de vie sain. De corps et d’esprit.


HISTOIRE DE BOUFFE


Durant ma jeunesse, dans ma famille, manger santé c’était pas vraiment un sujet à la mode. Ma mère ne cuisine pas. Elle a plein d’autres qualités mais pas celle là. Dans le sens, vraiment pas là … la seule recette que je l’ai vu faire c’est un macaroni au jus de tomate puis ça a mal viré. Ça ressemblait plutôt à un cerveau. Donc, c’était son chum qui nous faisait toujours à souper (à ma soeur et moi) … puis lui, c’est un mâle alpha. Du genre la salade et les légumes c’est pour les lapins. Nos soupers étaient assez routiniers: paté chinois, spaghetti, lasagne, steak/frites, hamburger, pizza, club sandwich … C’est vraiment le fun ce genre de menu quand tu es jeune et que ton métabolisme marche à fond mais lorsque tu arrives à l’adolescence et que tu commences à observer que tu prends de l’expansion … Je me souviens qu’à 14 ans, je me suis penché et j’ai regardé mes cuisses puis j’ai dis à ma soeur: « OMG! mes cuisses ont l’air de deux gros pogos mous! » J’étais devenue bouboule! « Grassette » au compte à ma grand-mère. « Pas ptite » aux dires de mon oncle préféré. Tsé ces petits commentaires qui ne cessent de résonner dans ton cerveau. Ces petites phrases qui semblent anodines pour l’interlocuteur mais qui te rentrent dedans comme un vilain virus.  C’est là que ma relation amour/haine avec la nourriture est née.


OBSESSION


Toute mon adolescence, je regardais les calories derrières les boîtes. Avant que ce soit obligatoire pour les compagnies de révéler le bilan énergétique des aliments, j’étais vraiment furieuse de ne pas pouvoir voir combien il y avait de calorie dans un Jos Louis … je tripais solide sur les Jos Louis: 20 secondes au micro-onde avec une boule de crème glacé par dessus. Ça, pour moi, ça aurait pu être mon déjeuner/dîner/souper sans problème. Donc j’estimais à 100 calories … j’allais dans la même optique que quand y’a pas de prix c’est gratuit. Grave traumatisme lorsque j’ai vu le vrai montant de calories! J’avais appris tous les nombres de calories pour tous les aliments de mon garde-manger. J’en sais encore par coeur tellement c’était une obsession.  Dans ma tête, 800 calories c’était le gros maximum de ce que j’avais le droit de manger par jour. Je me suis mise à maigrir. Les gars commençaient à me trouver attirante, je pognais! J’avais de l’attention. Comme n’importe quelle dépendance, quand tu goûtes à l’attention de la gente masculine, t’en veux encore plus. Dans ma tête, plus j’étais mince, plus j’étais belle et plus j’étais belle plus j’avais de l’attention! Wow j’avais trouvé la recette de bonheur!

J’ai fais rigoureusement attention aux calories comme ça de 15 ans à 17 ans. À 17 ans, je me suis installée à Montréal afin de réaliser mon rêve de petite fille. Celui de percer en tant que comédienne. J’ai alors passé à un autre niveau dans ma relation avec la nourriture, j’ai vécu l’anorexie/boulimie en cachette. Pas au point de me rendre à l’hôpital mais ça prenait une grande place dans ma vie. Je l’ai toujours caché. Même à ce jour, j’en ai jamais parlé à personne. C’est un secret que je vous dévoile. Ma mère ne le sait même pas. Je mesure 5 pieds et 6 pouces et je pesais à l’époque 110 lbs. J’avais l’air d’une souris. Mais moi je me trouvais belle comme ça, bien que je me trouvais encore un peu grosse. Je me pesais 3 fois par jour. Je mangeais qu’une sandwich aux tomates au déjeuner puis de l’eau toute la journée. Si je mangeais autre chose j’allais faire un tour rapido-presto aux toilettes et j’étais tellement habitué de recracher la nourriture que je n’avais plus besoin d’utiliser mon doigt pour me faire lever le coeur. Non, non … une pro du « recrachage » incognito.


LA SURPRISE DE MA VIE!


À 21 ans, je suis tombée enceinte de mon beau Chad. À la surprise de tous, la fille qui ne voulait pas d’enfant pour ne pas briser sa silhouette et ne pas retarder sa carrière a décidé de mettre au monde ce petit être qui malgré les hormones contraceptives a décidé d’élire domicile dans mon petit bedon.


Pour être vraiment honnête avec vous, j’avais pris un rendez-vous pour subir un avortement mais on dirait que je l’entendais me parler dans ma tête. Il me disait: « Je t’aime maman, fais-moi pas ça! » Ça me tourmentait beaucoup. Puis un jour, j’étais serveuse dans un restaurant de fondue/raclette,  j’avais donc le temps de jaser un peu avec les clients. Je me suis confiée à une cliente. Une parfaite inconnue. Au sujet de mon dilemme. C’était une femme de carrière, une femme accomplie et elle m’avait confié qu’elle avait quatre enfants et que ça ne l’avait jamais empêché d’avoir du succès et de réussir sa carrière. C’est cette discussion qui m’a permis de prendre ma décision. J’ai donc évidemment décidé de le garder. Mon beau Chad adoré. Mon petit homme que j’aime tant. Fiou! Merci chère inconnue. C’est fou parfois, l’impact qu’une seule phrase peut avoir sur la vie de quelqu’un d’autre.

Comme je ne fais pas les choses à moitié, je me suis dis que j’allais laisser de côté ces conneries de ne pas manger pour lui fournir tous les aliments nécessaires pour qu’il est une santé de fer. Ainsi, je me suis mise en mode couveuse. Je ne bougeais pas trop pour ne pas le déranger. Moi qui s’était privé depuis tant d’année, je retrouvais le plaisir de manger sans culpabilité. Je mangeais de bons aliments mais en quantités phénoménales. Je mangeais pour deux … pis trois, pis quatre! Je suis p
assée de 118 lbs à 200 lbs. La première fois que j’ai vu le nombre 150 sur la balance j’ai failli m’évanouir. À la fin, j’étais tellement gonflée  que mon mollet ne rentrait même plus dans mes bottes UGGS! Je marchais comme un gros pingouin. J’étais essoufflée de faire mon épicerie. Je comprenais finalement à quoi servait les espèces de petits karts de golf chez Wal-Mart. C’est vraiment pas facile de trainer autant de poids. Les gens que je rencontrais pour la première fois, assumaient tous d’emblée que j’attendais des jumeaux et me félicitaient de ça. Je mangeais tout ce que je voulais sans me poser de question. Je me disais, j’écoute mon bébé, je lui donne tout ce dont il a besoin, je ne le prive de rien et je reperdrai tout ça après. J’avais même changé de pointure de chaussure j’étais passé d’une pointure 7.5 à 8.5 … je ne pensais même pas que c’était possible!

En fin de grossesse, c’était interdit de me prendre en photo!

Alors voici la seule photo que j’ai de cette grossesse.

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Me voici à 24 semaines de grossesse.


CHAD


Quelle fût ma surprise lorsque le chadbeau Chad est finalement sorti, il pesait 8 lbs et 9 onces. Un beau bébé en santé, bâtit comme un mini joueur de football. Wow, j’étais en extase devant lui, j’ai pleurer de joie durant 20 minutes en le regardant. Il était parfait! En revenant dans ma chambre, je faisais le calcul, 8 lbs sur 82 ça me donnait 74 lbs en surplus.

Oupelaye … un gros défi de perte de poids m’attendais à mon retour à la maison.


BEBE PABLUM

Je suis encore allée avec la tactique de me priver de nourriture et ça a bien fonctionné. Je n’avais pas repris exactement la même shape mais j’acceptais mes petites courbes puisque je n’avais pas le goût d’aller m’entrainer au gym. J’étais paresseuse et en plus d’apprivoiser mon nouveau rôle de maman, je travaillais beaucoup au restaurant comme serveuse, à la radio comme animatrice et à  MATV comme reporter.


BILLIE ROSE


Quand j’ai eus ma petite Billie Rose, à 24 ans, malgré le fait que je faisais attention tout au long de ma grossesse j’ai encore grimpé jusqu’à 200 lbs. En revenant à la maison je me suis dis: optons pour la privatisation! Surprise, surprise … ça ne fonctionnait pas! Je ne perdais pas de poids. Tous les jours je voyais le même chiffre sur la balance: 170 lbs. J’ai commencé à capoter un peu. Dans un autre article je vous expliquerai tous les moyens que j’ai essayé afin de retrouver un corps dans lequel je me sentais bien. J’en ai essayé des trucs de paresseuse! J’en ai fais des recherches pour trouver la pilule miracle. Rien ne fonctionnait!


L’ÉLÉMENT DÉCLENCHEUR


Jusqu’au jour où ma soeur m’a parlé du programme qu’elle faisait et qui l’avait amené à perdre une vingtaine de livres. Le programme 21 days fix de la compagnie Beachbody. Je l’ai acheté, il a traîné sur mon comptoir au moins un mois avant que finalement je décide de le commencer! Ce programme est vraiment bien fait, les entraînements sont doux et parfaits pour les personnes qui ne sont pas en forme du tout. Avec le plan de contrôle de portion, je me suis rendu compte que je mangeais bien mais que je mangeais trop. Qu’il ne m’en fallait pas autant pour me sentir rassasié et avoir suffisamment d’énergie pour faire ma journée. Simplement manger 6 petits repas par jour et m’entraîner 30 minutes à chaque jour m’a permis de me retrouver sur plusieurs plans. Premièrement, retrouver le plaisir de m’habiller. Moi, grande passionnée de la mode, je n’aimais même plus magasiner parce que c’était une grande cause de déprime, rien ne me faisait bien! J’ai retrouvé ma bonne humeur contagieuse et ma détermination de béton.  J’ai retrouvé confiance en moi. Je me suis prouvé que j’étais encore capable de relever des défis. D’être engagé envers moi-même et de me respecter assez pour faire le nécessaire pour me sentir bien. J’étais maman à la maison et je me sentais vraiment poche et déprimée. Loin de la vie dont je rêvais. Je n’avais plus le goût de foncer, j’étais chialeuse, aigris, jalouse des belles filles minces bien dans leur peau et ce simple petit programme m’a permis de rallumer ma flamme intérieure!


CERTIFICATION


Maintenant, j’aime tellement m’entraîner et manger sainement que j’ai décidé de devenir un Coach de motivation de perte de poids. Plus question d’être paresseuse et de me priver de manger. Je fais les bons choix et je sais être raisonnable dans mes portions. J’ai également commencé un cours de nutri-thérapie avec les Collège des médecines douces du Québec et d’ouvrir mon blogue! Je suis certifiée Praticienne de la Nutrition et j’offre des consultations en ligne avec un plan que j’ai créé qui a été approuvé par le CMDQ.


MA MISSION


Mon but: aider d’autres personnes à retrouver ou alimenter le bonheur d’habiter leur corps et leur tête afin de se réaliser. Aider les gens à avoir confiance en eux, pas seulement par l’entraînement et la nutrition mais aussi en abordant des sujets de développement personnel. Le but ultime de ma démarche est d’enseigner aux gens ce que la nourriture peut faire pour eux!

À mon avis, être bien dans sa peau c’est aussi être bien dans sa tête, c’est un tout!

J’ai passé par plusieurs phases pour arriver à pouvoir affirmer que je m’aime et que je suis bien avec moi-même. Cet article est tout droit sorti de mon coeur. J’ai réalisé recemment que lorsqu’on enlève tous les filtres, que l’on se départi des peurs qui chuchotent dans notre tête et qu’on abat les limites mentales invisibles qui nous retiennent de foncer vers nos rêves et d’avancer, c’est là que de belles choses se produisent.

Voilà c’est de là que m’est venu l’idée de partir mon blogue Coach Jessyka.

À chacun son histoire, à chacun ses défis mais si je peux contribuer de quelque façon que ce soit à aider/inspirer des gens à  foncer pour atteindre leurs buts santé, émotionnel, relationnel ou autres qui vont contribué à rendre les gens heureux, pour moi, j’aurai accompli quelque chose de grand.

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